• MON JOURNAL DE RECHERCHES

    Nous sommes nombreux à penser que tenir un journal est essentiel pour le généalogiste, d’autan plus qu’il est amateur. Qui n’a pas fait plusieurs fois la même recherche ?

    Si vous faites une pause de plusieurs jours dans vos recherches, vous avez perdu le cours de vos travaux…. Vous ne vous souvenez plus où vous en êtes ! Même si la généalogie est un passe-temps, l’objectif est bien de trouver, d’avancer votre arbre et de construire votre histoire. La rigueur et l’organisation vont de paire : deux qualités indispensables pour progresser « positivement ».

    Comme tout débutant, j’ai tâtonné puis je me suis décidée. Outre l’utilisation de OneNote (indispensable pour répertorier mes documents), j’ai décidé d’écrire ce journal de recherches.

    MON JOURNAL DE RECHERCHES

  • Beaucoup de tâtonnements et de pistes de réfléxion :

    - j'ai peut-être trouvé une nouvelle association susceptible de m'accueillir pour pouvoir transmettre le peu de savoir que j'ai ; pour moi, il a toujours été indispensable de partager.... discuter autour d'un même thème, d'une passion commune m'aide à réfléchir et à acquérir de nouvelles connaissances ;

    - je continue mes tutos "approfondissement" sur la recherche d'ancêtres sur Paris ;

    - les AD de Seine Saint Denis sont enfin numérisées - pour la plupart - et j'ai pu aller me documenter sur mes grands-parents paternels ; j'ai retrouvé l'inscription de mon grand-père sur les listes électorales en 1932....

    MES AVANCES au 8 mai 2019... j'ai bien recherché celle de ma grand-mère ; j'avais simplement oublié que le droit de vote des femmes date de 1945 ! Je ne risquai donc pas de la trouver. Une nouvelle preuve qu'il est indispensable de bien connaitre son Histoire avec de rechercher celle de ses aïeux.

     

    - je regarde de nombreux tutos sur la psychogénéalogie et la généalogie en général...

    - j'ai trouvé quelques nouveaux ascendants dans ma famille grâce à Généanet : mais il me faut un peu plus de temps pour vérifier chaque information ; je ne voudrai pas m'approprier des ancêtres qui ne sont pas les miens !

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  • Francine BAROIN est née à Chissey en Morvan ; donc tout naturellement, il m'a fallu en connaitre un peu plus sur l'histoire de cette commune. J'ai recherché les tables décennales sur les AD 71, puis les recensements. J'ai également contacté la mairie de cette petite commune, sans succès. J'aurai aimé recevoir une référence d'articles, quelques archives de la vie de Chissey au 19ème siècle, mais j'ai simplement essuyé un refus catégorique, et peu courtois. Par conséquent, mes informations sont le fruit de recherches numériques.

    MES AVANCES au 27 avril 2019 : CHISSEY EN MORVAN

    Chissey-en-Morvan se situe dans le nord du département de Saône-et-Loire (dept 71), à proximité de la Côte-d'Or et de la Nièvre, dans le parc régional du Morvan. Elle est bâtie dans la vallée du Ternin (sous-affluent de la Loire), que vient grossir le ruisseau de Blanot. Elle est traversée par la route de Saulieu à Autun et l'on trouve encore quelques vestiges de la voie romaine qui allait de Autun à Sens par les montagnes du Nord-Est.

    Au nord il y a deux voies, se rejoignant à Alligny-en-Morvan, l'une empruntant la montée de Pierresaut, surplombant le bourg et sur le chemin de la crête file en direction du nord (ancienne voie romaine). La seconde suit la vallée du Ternin. De Chissey d'autres voies partent en direction de : Villiers-Brazey, Savilly et Bard-le-Régulier au nord-est et l'est et Ruisselle, Cussy, Anost, à l'ouest. Elles se raccordaient toutes avec les voies principales, reliant Autun.

    Chissey enMorvan arbore un blason d'azur à 3 tours d'or crénelées de quatre pièces maçonnées de sable, posées 2 et 1 à la bordure composée de gueules et d'argent.

    MES AVANCES au 26 avril 2019 : CHISSEY EN MORVAN

    Différents pouvoirs séculaires ont régné sur Chissey en Morvan, d’où l’existence de quelques châteaux, vestiges temporels de la féodalité :

    - Le Manoir de la Prée est un manoir du XVIIIe siècle situé sur la rive droite du Ternin, à l'ouest du bourg, possédant des tourelles. Ce fief était en 1404 à Andoche de Chissey.

    - Le vieux Château de Chissey en Morvan est un vieux manoir du XIIème siècle, flanqué d’un gros donjon carré et de trois tours rondes. Dans ce château, il y a une chapelle où chrétienne de Montmoyen, dite de Chissey, fit en 1668 une fondation de trois messes par semaine.

    En 1815, à son retour de l’île d’Elbe, Napoléon Ier s’y arrêta et y décora plusieurs partisans du camp de Latois.

    - Le Château de Buis un manoir, avec des tourelles datant du XVIII siècle. Près de ce château, quelques pans de murs sont les traces d’une maison forte qui aurait appartenu à la reine Brunehaut (reine d’Austrasie, ayant vécue de 534 à 613).

    - Le Château du Guidon, ainsi que de nombreux moulins.

    MES AVANCES au 27 avril 2019 : CHISSEY EN MORVAN 

    En consultant les AD du dept 71, on peut dénombrer un certain nombre de hameaux qui atteste d’une population éparse tout autour du « bourg » comme le démontre la photo sur la gauche.

    Je me suis plus particulièrement attardée sur le lieu-dit « les Crots-Barbizots » car c’est dans ce hameau que vécut la famille de Francine BAROIN.

    La 1ère colonne du tableau (recensement de 1901) correspond au nombre de maison, la 2ème au nombre de ménages, la 3ème au nombre d’individus et la 4ème au nombre de Français.

    Pour les Crots-Barbizots, sont mentionnés 12 maisons pour 12 familles et 52 personnes, ce qui fait une moyenne de 4 personnes par famille.

    Pour la famille de Francine, en effet, il y avait son père Jean, sa mère Pauline, son frère Etienne et elle-même.

    Mes prochaines recherches vont s'orienter sur l'enfance de Francine, dans quel milieu elle a grandi, dans quelle école elle a appris à écrire....ses jeux, ses loisirs, si elle en avait, car, si j'ai bien retenu une chose de toutes mes recherches, c'est que le pays morvandiau est rude.

    N'oublions pas que nous sommes toutefois en Bourgogne, une province richissime, mais avec un peuple particulièrement pauvre, ce qui est le cas de ma "famille ordinaire".

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  • Comment parler du Morvan sans évoquer les danses et les chants de cette région ? J'ai découvert avec ravissement ce folklore :

    MES AVANCES du 27 avril 2019

    MES AVANCES du 27 avril 2019

    "La Morvandelle"
    Chaque Morvandiau connaît cette chanson...

    MES AVANCES du 27 avril 2019

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  • Qu'il est long le chemin de mes ancêtres !

    Rechercher, trouver et surtout vérifier chaque information, lire et relire....

    MES AVANCES au 22 avril 2019MES AVANCES au 22 avril 2019

     

     

    MON JOURNAL DE RECHERCHES

     

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  • Je suis toujours à la recherche de sites de généalogie ; il en existe de nombreux sur des professionnels. Ce n'est pas ceux-là que je recherche, non , je suis à l'affût des particuliers, des anonymes qui parlent de leur famille, de leur région, de ce qui les touche au plus profond d'eux.

    J'ai donc trouvé Le Dictionnaire des noms.

    Et bien évidemment, j'ai regardé le nom de famille BAROIN : " surtout porté dans la Saône et Loire (variante Barouin), c'est un nom de personne d'origine germanique, Berowin (racines ber = ours et win = ami)" ; c'est tout-à-fait ça ! Par contre, ces racines germaniques, je ne les ai pas encore trouvées.....

    Peut-être aurai-je plus de chance avec le nom de famille DEIBER : "porté dans le Bas-Rhin et les départements voisins, devrait, comme Daiber, désigner un éleveur de pigeons (moyen-haut-allemand "tiuber" = pigeon). Autre sens possible : un musicien, celui qui souffle dans un instrument (moyen-haut-allemand "töuber"). Formes similaires : Dauber, Deuber". Un musicien ? Mais bien sûr, il parait que mon grand-père paternel jouait de l'accordéon.... Et pourquoi pas !

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  • MES AVANCES au 6 avril 2019 : Francine BAROIN

    MES AVANCES au 6 avril 2019 : Francine BAROIN

     Prudence : pas de recherches hâtives.... N'oubliez pas qu'il faut vérifier chaque information ! Pourtant, la surenchère pourrait être facile, mais pas très productive....

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  • Ecrire sur ma famille devient un besoin indispensable, d’autant plus que j’apprends à mieux connaître mon arrière-grand mère paternelle Francine BAROIN. Puisque personne ne semblait l’apprécier dans sa famille, je me suis penchée sur sa vie pour mieux la comprendre, mieux appréhender son existence et peut-être l’excuser de comportements inavouables.

    Alors pourquoi pas un CHALLENGE PERSO 2019 ?

    Pourquoi ce challenge ?? J’ai toujours beaucoup aimé écrire et j’ai trouvé l’idée intéressante. Alors pourquoi ne pas se lancer…D’ailleurs il existe de nombreux fanatiques de généalogie et d’écriture (ICI)

    J'ai donc commencé par le A comme Anatoline, B comme Boiville, et maintenant, C comme Chissey en Morvan.

    J'ai trouvé peu d'informations sur cette petite commune au cœur du Morvan. Mais je persévère.... Et puis, en lisant ce mois-ci la revue française de généalogie, j'ai réalisé que je pouvais m'intéresser au curé de Chissey... Alors continuons  !

     BOIVILLE Anatoline, la maman de Francine

     

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  • Selon son acte de naissance, Francine BAROIN est née à Chissey en Morvan le 4 Novembre 1884 à 17 heures, au domicile de ses parents, Jean BAROIN, 32 ans et d’Anatoline BOIVILLE, dans la demeure familiale des Crots Barbizots, la zone la plus excentrée du bourg.

    Son père, seul, 34 ans, est venu à la mairie faire la déclaration de naissance, en présence de RENAUD Louis Jules, 38 ans, instituteur et de CHEMIN Jean, 23 ans, instituteur adjoint et ami du père de Francine. Sa mère Anatoline, 32 ans, est restée au domicile.

    Sur le recensement de 1886, Francine avait déjà un frère, Etienne, né en 1876 et de 8 ans son ainé.

    Mais qui est la mère de Francine ? Anatoline a été « exposée » dans un tour le 12 septembre 1851 à l’Hospice d’Autun ; classée « ville d’Art et d’Histoire », Autun est située en Saône et Loire, en bordure sud du Morvan … autant dire au cœur de la Bourgogne. 

    En grec, Anatole c’est l’« aurore », et Anatolios « ce qui vient de l’Orient, de l’est oriental ». La région de l’Anatolie, en Turquie, garde jusque dans son nom quelque chose de ce parfum-là.BOIVILLE Anatoline, la maman de Francine

    On dit qu'un enfant trouvé porte presque toujours un prénom qui rappelle les conditions de sa naissance...cette petite fille devait avoir des cheveux noirs et peut-être la peau mate... mais BOIVILLE (ou BOISVILLE) pourquoi ce nom de famille ? Au 19ème siècle, les mères abandonnaient souvent leur enfant dans les grandes villes, loin de leur village ; elles pouvaient laisser avec l'enfant un petit message ou bien leur nom ; elles pouvaient aussi donner leur nom, puis le père n'a pas reconnu l'enfant. J'ai alors effectué une recherche dans les villes avoisinantes de la Saône et Loire et de la Nièvre. Sans grand certitude, j'ai retrouvé une BOISVILLE Marie, résidant sur la commune de La Charité Sur Loire ; elle était couturière et avait 21 ans en 1847, date de son mariage avec un journalier, dont je tairai le nom. Mais ce n'est que pure spéculation. Laissons-lui le bénéficie du doute : abandonner un enfant doit être un acte très compliqué, difficile à assumer et lourd de conséquences sur sa vie future.

    Aux dires de la Mère Supérieure Marie Gilberte Silvie DUPEYROUX et la soeur-portière Constance LENOIS, Anatoline a été déposée à 8 heures du soir ; il est précisé dans l'acte de naissance que la petite fille devait avoir 4 jours ; l'infirmière de l'hospice d'Autun Catherine LESBILLES lui a prodigué les premiers soins.

     Voici les détails des effets trouvés avec la petite Anatoline :

    - 3 chemises en coton

    - 3 mauvais drapiaux de toile : en patois morvandiau " drapiau " est synonyme de lange ; c’était la pièce de drap qui drap qui servait à emmailloter – on parle de lange aujourd’hui),

    - une brassière d’indienne brune doublée de coton,

    - deux béguins de coton non garni (bonnet de bébé),

    - un bonnet de soie noire garni de tulle noir,

    - un maillot de coton blanc doublé de toile blanche,

    - un mauvais oreiller de toile à matelas.

    Un bien maigre trousseau ; la famille n'était très certainement pas issue de la haute bourgeoisie.

    L’hospice a fourni : 2 chemises, 2 drapiaux, 2 bonnets et un lange. Un toit et une éducation.

    BOIVILLE Anatoline, la maman de Francine

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  • Des blogs et des sites où j'aime surfer au gré de mes recherches

    ma bibliothèque numérique

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